Sauter en parachute en étant handicapé

Saut en parachute handisport handicapé

Saut en parachute handisport handicapéAthlétisme, cyclisme, tennis, football, natation… La liste des activités sportives pratiquées par les handicapés est longue. Cependant, ne nous vient pas à l’esprit une catégorie d’activités, qui pourtant depuis 2014, possède même sa compétition aux championnats de France… les sports extrêmes, et plus particulièrement le parachutisme !

Lieux et conditions d’un saut en parachute handisport

Parmi les nombreuses écoles de parachutisme en France, huit peuvent accueillir des handicapés souhaitant réaliser le grand saut, à savoir La Réole, Le Blanc, Lille, Royan, Vannes, CERPS de Gap-Tallard, Saumur et Nancy. Une soixantaine de moniteurs sont qualifiés (titulaires d’une qualification fédérale spécifique avec au préalable 500 sauts en tandem valides à leur actif), et eux-seuls prendront la décision de votre aptitude à sauter. Evidemment, certaines conditions doivent être réunies : les mêmes que dans le cadre d’un saut habituel, autrement dit avoir au minimum 16 ans, un poids entrant dans les standards pour sauter, un certificat médical de moins de 3 mois. Il faut de surcroit pouvoir tenir la tête dans l’axe de la colonne vertébrale (pour l’ouverture du parachute). Enfin, il est indispensable d’indiquer au moniteur la présence d’équipements spécifiques quels qu’ils soient. Sachez que dans le cadre de la politique fédérale, des aides destinées à la pratique des personnes handicapées existent (jusqu’à épuisement du budget). Des bourses allant de 10 à 50 euros par saut peuvent être allouées.

Déroulement du saut

Le déroulement et les étapes de préparation sont à peu près les mêmes que lors d’un saut habituel (briefing, montée en avion, ouverture de la porte et c’est parti pour 30 à 50 secondes de chute libre). Le seul instant où les différences font surface est la préparation au sol : il y a ceux qui ont besoin de mémoriser les figures, d’autres qui ont besoin d’aide pour s’équiper. Un matériel spécifique permettra de maintenir vos jambes inférieures, de façon à rendre possible la chute libre et l’atterrissage en toute sécurité. En effet, en plus du harnais ordinaire, vous serez équipé d’une salopette vous permettant de relever les jambes à l’atterrissage, facilitant ainsi la réception au sol du moniteur également. Durant le vol, n’attrapez surtout pas les bras du moniteur. Toutes ces recommandations seront bien évidemment rappelées lors du briefing.

Une sensation atypique accessible à tous

Cette sensation particulière de voler comme un oiseau, de liberté totale, de flotter… Qui n’en a pas rêvé un jour ? Hayette Djennane, 24 ans, atteinte d’une myopathie, est la championne de France de saut en parachute. Depuis son premier saut au lycée, elle n’a eu plus qu’une envie… recommencer ! Malgré le handicap ou une maladie chronique incurable, grâce à des dispositifs adaptés, les différences sont oubliées. Sauter, mais dans quel but ? Aller au-delà du handicap, dépassement de soi, décharge d’adrénaline… un saut en parachute est un excellent moyen de se sentir vivant ! « Garder le sourire et avancer » dixit Hayette Djennane, un beau message d’espoir pour toutes les personnes atteintes d’un handicap. Dans le prochain article, on abordera le thème du championnat de France Handisport 2016.

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